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Compte-rendus et recensions de Parlement(s)
   
2009 Les Juristes et la loi n°11
2008 La Guerre des mots. 14-18 dans les Parlements européens n°10
Second Empire
hors-série 4
Mai 68 en débats n°9
dans L'Ours
2007
 
 
Penser et construire l'Europe (numéro concours) hors-série 3
dans L'Ours

Jeunes en politique n°8
dans le Bleu de Profession politique

Les Politiques au pied du mur (Varia) n°7
2006 Socialistes au Parlement n°6
dans Vingtième siècle. Revue d'histoire et sur Dissidences.net

Monde rural et politique en Europe (XIXe - XXe siècles) n°5
2005 Quarante ans de présidentielles (1965-2005) n°4
Politique en Aquitaine, des Girondins à nos jours hors-série 2
Varia + dossier laïcité
n°3
2004

  
Les Urnes de l'oncle Sam n°2
Changer de République ? 1962-2004 n°2
L'Europe, l'Europe !
n°1

2003 Faut-il tourner le dos à la politique ? n°0 haut de page

Mai 68 en débats
"1968-2008 : relectures de Mai 68'
L'Ours
, n°378, 2008, p. 4.

Ce n’est pas un scoop : les événements de mai 68 ont largement été subis par des partis traditionnels déboussolés, à gauche aussi où le contact avec la jeunesse s’est distendu dans les années 60, et confrontés à des manifestants qui ne veulent pas entendre parler d’eux. Mais pendant ce temps-là, le Parlement continue ses travaux, et prépare l’après-crise…

Coordonné par François Audigier, qui introduit le dossier et traite du groupe gaulliste (« quand les godillots doutent »), ce numéro de Parlement[s] permet de comprendre comment le monde politique tente de surnager et reprend la main. Il rappelle que c’est du Palais-Bourbon qu’est venu le sursaut gaulliste aboutissant à la grande manifestation de soutien au pouvoir le 30 mai. David Valence montre qu’au Sénat, les « élus du seigle et la châtaigne », majoritairement hostiles aux gaullistes, « n’ont pas vraiment avancé de solutions “originales” à la crise de l’Université en mai 68, mais ils ont développé une analyse très “politique” du conflit : la pratique du pouvoir personnel, en ignorant les Chambres, aurait conduit les mécontents dans la rue ». Ils auront leur « revanche » un an plus tard.
Les articles de Frédéric Fogacci sur le parti radical et la FGDS, de Mathias Bernard sur les Républicains indépendants, de Jean Vigreux et Emmanuel Ranc qui étudient la direction et les députés du PCF à l’épreuve de Mai-Juin 68, et de Jean El Gammal, consacré à l’extrême gauche et l’Assemblée nationale, sont aussi très stimulants et situent les acteurs dans cette crise.

LE SOCIALISTES EN MAI 68

André Chandernagor notait à propos de la SFIO et de la FGDS : « À aucun moment nous n’avons eu prise sur l’événement ». De plus, constate Gilles Morin, il y a un abime culturelle entre les idées libertaires de la rue et celles de la gauche traditionelle. S’intéressant à la FGDS, il rappelle comment, du 8 au 13 mai, jour de grève générale, elle bataille pour l’amnistie des étudiants emprisonnés. Dans un deuxième temps, du 14 au 22 mai, après cette irruption massive du peuple de gauche, ses élus recherchent une alternance au Parlement, réclamant sa dissolution. Mais, du 24 au 30 mai, un divorce s’installe entre la FGDS et son groupe : le 28 mai, l’initiative de François Mitterrand, annonçant qu’en cas d’échec au référendum annoncé par de Gaulle le 24, il sera candidat à la présidence de la République et sa proposition, dans cette hypothèse, d’un gouvernement provisoire « sans exclusive », « à partir de l’union de la gauche », inquiète une base « légaliste ». La dissolution de l’Assemblée par de Gaulle précipite la crise à gauche que les résultats des élections amplifient. Si crise et retard il y a, la FGDS a aussi préparé la future union de la gauche, et incité les socialistes à observer de près les mouvements de la société.
Signalons la publication en « sources » du débat à l’Assemblée du 22 mai 1968 entre Mitterrand et Pompidou présenté par Jean Garrigues.
François Lavergne


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Jeunes en politique
"Le livre de la semaine",
newsletter du Bleu de Profession Politique, mars 2008, n°319.
"La dernière cuvée de Parlement[s] oriente ses réflexions et analyses sur les jeunes en politique. Cette revue “quadrimestrielle” d'histoire politique a fait appel aux talents de jeunes chercheurs pour éclairer le fait politique sous l'angle de la fraîcheur juvénile, de la révolte, de la spontanéité mais également du conformisme. Olivier Tort, pensionnaire de la fondation Thiers, a travaillé sur la minorité des jeunes de droite sous la Restauration (1814-1830) avec comme fait d'armes assez retentissant la mobilisation des 1 200 “volontaires royaux de l'Ecole de droit”… Déjà médiatique, intellectuelle et artistique, cette jeunesse a, selon l'auteur, joué un rôle politique, non pas déterminant mais “décisif”. Un deuxième article, signé Marie Aynié, doctorante à Toulouse-Mirail, appuie son propos sur Zola et la jeunesse dreyfusarde. Quels furent les liens de cette jeunesse avec le rédacteur du célèbre “J'accuse” qui se demandait “Où allez-vous jeunes gens” ? Comment ce dernier les estimait-il ? Selon l'auteur, la récurrence du qualificatif 'jeune' dans la proximité de l'affaire est "un signe du retentissement de l'appel de Zola. Un autre article de fort bonne facture réalisé par Ludivine Bantigny de l'université de Rouen, analyse le phénomène jeune et la guerre d'Algérie : désaffection politique ou déplacement de l'intérêt. La jeune maître de conférences démêle un écheveau bien compliqué où le temps de l'observation cède bientôt le pas à celui de la militance puis de la violence… Les plus actifs le furent sans doute en partie parce qu'ils étaient jeunes, avancent-elle. Après un examen assez exhaustif des jeunes générations de la SFIO dans les années 60, par Fabien Conord, François Audigier revient sur l'élection présidentielle de 1974 en se demandant si les jeunes gaullistes de l'UJP n'auraient pas été finalement victimes de la realpolitik. Cette enquête fouillée et documentée constitue une bonne approche pour se plonger dans les deux interviews réalisées par la revue : celle de Clémentine Autain adjointe PCF au maire de Paris et celle de l'ancien ministre, François Baroin."
Christophe Soulard

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Penser et construire l'Europe
"En revue", L'Ours, n°376, 2008, p. 5.
"Ce hors série de Parlement[s], publiée par le comité d’histoire parlementaire et politique (CHPP), s’adresse directement aux candidats aux concours du capes et de l’agrégation d’histoire qui y «trouveront beaucoup d’éléments susceptibles de nourrir leur préparation ». Sa démarche mêle articles de fond faisant appel à des chercheurs spécialistes et publication de sources contextualisées – ce qui rappelle une autre revue !
Difficile de reprocher à ce passionnnant dossier (dont nous ne pouvont donner qu’un aperçu) son fort tropisme hexagonal dans l’examen des sources et des dynamiques idéologiques de l’Europe, de ses pères… et mères, et de ses identités. Les grandes figures – Albert Thomas, Aristide Briand (Christophe Bellon), Jean Monnet (Philippe Mioche) mais aussi Louise Weiss, la « grand-mère de l’Europe », Simone Veil et Élisabeth Guigou entre autres – sont présentes. Yves Denéchères rend leur part à ses femmes et exhume ainsi des parcours d’euro péennes telles les gaullistes Marcelle Devaud et son amie Irène de Lipkowski. Au-delà des convictions de chacune, l’Europe constitue pour les femmes engagées en politique un terrain où elles peuvent s’investir plus aisément… puisque leurs collègues mâles le trouvent de moindre importance !
Éric Bussière (« Des conventions du début du XXe siècle au plan Schuman : les permanences d’une approche contractuelle du processus d’unification économique de l’Europe ») expose clairement que l’idée européenne vient de loin, d’une volonté de conserver la puissance économique du vieux continent en déclin face aux nouveaux concurrents, en premier lieu les États-Unis, mais aussi d’une inquiétude face aux concurrences économiques entre nations européennes pouvant déboucher sur des conflits : l’Europe pour préserver la paix, par l’entente économique et politique. Des 1890 des intellectuels développent ces thèses, relayées dans les années 1920 par Thomas et Briand, jusqu’à Schuman. Laurent Warlouzet met en lumière dans son article la logique libérale de la construction européenne « pleinement acceptée par les décideurs français, qui ont signé et ratifié les traités successifs, puis voté les règlements d’application ». Logique mal expliquée, et source des actuelles difficultés."
Frédéric Cépède

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Socialistes au Parlement
"Vingtième siècle signale"
Vingtième siècle. Revue d'histoire, n°96, 2007, p. 253.
Socialistes au Parlement
"Signalons que la revue Parlement(s). Histoire et politique a consacré sa dernière livraison de 2006 aux relations entre les socialistes français et leurs instances parlementaires. Elles sont loin d’être simples.
Pour ce parti révolutionnaire né en 1905, comment concilier lutte ouvrière et démocratie représentative ? Et comment obéir à la discipline partisane, tout en nourrissant la discussion parlementaire ? Telles sont les questions centrales posées au fil de ces pages issues d’une journée d’étude dont les débats sont retranscrits. Pour notre gouverne, deux formes de réponses sont fournies. La première relève du témoignage : des acteurs politiques, réunis dans le cadre d’un forum, soulignent la difficulté des socialistes à affronter la mise en place de la Cinquième République, moins, d’ailleurs, à partir de 1958 qu’à partir de 1962. La seconde forme de réponse procède de l’analyse historienne rythmée en trois temps : « De la contestation du jeu parlementaire à l’intégration », « Comment le socialisme s’est-il nourri du parlementarisme ? » et « Vers la professionnalisation ». Le lecteur tirera de nombreux enseignements à la lecture de ces pages de recherche : la méfiance initiale des socialistes à l’égard du jeu parlementaire persiste mais s’accompagne de leur progressive « acculturation » ; la discipline partisane n’empêche pas les indisciplines parlementaires ; les socialistes condamnent le bicamérisme tout en s’en accommodant, malgré quelques épisodes sévères de bouffée sénatophobe. L’action des parlementaires socialistes est également donnée à comprendre en fonction des événements (l’Occupation) comme des spécificités sociologiques et géographiques des élus. Au final, le constat peut être fait que les socialistes ont imprimé une marque toute particulière à la vie parlementaire française qui, à son tour, a contribué à nourrir l’histoire du parti sur le siècle."
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"Revue des revues - premier semestre 2007", Dissidences.net,  p. 11.
http://www.dissidences.net/documents/RDR-10-2007.pdf
"Cette jeune revue âgée d'à peine quatre ans, fruit du Comité d'histoire parlementaire et politique (CHPP) reste peu connue des chercheurs et encore moins du monde militant alors qu'elle consacre deux fois par an des dossiers, ô combien précieux, à la compréhension du parlementarisme et de ses transformations historiques.
Cette récente livraison n'est pas un numéro ordinaire, car il s'agit de la publication des Actes de la Journée d'étude du 12 décembre 2005 centrée sur les rapports des socialistes au parlementarisme. A la lecture de cette revue divisée en trois parties ( De la contestation du jeu parlementaire à l'intégration, Comment le socialisme s'est-il nourri du parlementarisme, Vers la professionnalisation), on reste saisi par le chemin parcouru, non sans embûches, par la SFIO puis le Parti Socialiste, qui se caractérise par une lente mais inexorable institutionnalisation, mais aussi par les capacités à sortir du jeu au moment de l'Occupation par exemple. Les approches socio-historiques de la troisième partie sont également riches d'enseignement sur la relative hétérogénéité des parcours, même après guerre, d'un certain nombre de parlementaires ou responsables nationaux. Bref de nombreuses pistes pour une histoire du socialisme encore à construire."
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dernière modification le 08 mai 2008