page d'accueil >> dossier : loi sur les archives de juillet 2008
   
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loi sur la conservation et la communication des archives
             
Le projet de loi sur la conservation et la communication des archives a été adopté définitivement par l'Assemblée nationale le 1er juillet 2008.

Retrouvez sur histoire@politique les analyses détaillées
de Gilles Morin, président de l'AUPSAN,
et Bruno Delmas, professeur à l'Ecole nationale des Chartes,

et, sur notre site, le tableau récapitulatif
des nouveaux délais de communication

et l'ensemble de nos rubriques :

> appels, pétition et communiqués de l'AUSPAN
> dossier législatif du Sénat
> dossier législatif de l'Assemblée nationale
> revue de presse
> revue de blogs

> points de vue & communiqués
 
appels, pétition et communiqués de l'AUSPAN
- texte de l'adresse aux sénateurs et députés
- liste des 1323 signataires au 4 mai
   

- appel de l'AUSPAN (6 avril 2008)
- communiqué de l'AUSPAN suite à la publication du rapport
   de la commission des lois de l'Assemblée nationale
(16 avril 2008)
-
communiqué de l'AUSPAN sur le texte adopté le 29 avril (30 avril)
communiqué de l'AUSPAN sur le texte adopté en 2e lecture au Sénat le 15 mai : "La loi sur les archives votée : un compromis lourd d'ambiguïtés et de menaces" (15 mai) (version PDF)
   

 
dossier législatif du Sénat
- projet de loi présenté par le ministre Renaud Donnedieu de Vabres (28/08/06)
- rapport du sénateur René Garrec pour la commission des lois (19/12/07)
- avis de la sénatrice Catherine Morin-Desailly pour la commission des affaires culturelles (19/12/07)
- les 75 amendements déposéscompte-rendu intégral des débats, résumé des débats, projet de loi adopté par le Sénat (08/01/08)

(deuxième lecture) :

- rapport du sénateur René Garrec pour la commission des lois (07/05/08), synthèse du rapport (PDF 1 page)
- les 9 amendements déposés (14/05/08)
- le compte-rendu intégral des débats (15/05/08)
le texte tel qu'il a été transmis à l'Assemblée
(15/05/08)


   
dossier législatif de l'Assemblée nationale
- rapport du député François Calvet pour la commission des lois (09/04/08)
- les 66 amendements déposés

- compte-rendu intégral des discussions en séance (29/04/08)
- projet de loi modifié en 1ère lecture (29/04/08)

(deuxième lecture) :
- rapport du député François Calvet pour la commission des lois (25/06/08)
- amendement déposé
- compte-rendu intégral de la séance (01/07/08)
- texte adopté définitivement (01/07/08)


   
points de vue - communiqués

- "Menace sur les archives", Hubert Tison, directeur de la rédaction d'Historiens et géographes, revue de l'APHG, Libération (13/05/08)
- "Menaces sur les archives", communiqué de l'Association de professeurs d'histoire et de géographie (28/04/08)
- "Le parti socialiste s'inquiète de l'évolution du projet de loi sur les archives", communiqué du PS (28/04/08)
- "communiqué de presse amendé sur le projet de loi d'archives", Association des archivistes français (24/04/08)
- "Communiqué de la CGT aux députés", Syndicat des Archives de France CGT (non daté)
- " 'Liberté d'Informer' contre le projet de loi sur les archives amendé par le Sénat", communiqué de Liberté d'Informer (22/04/08)
Communiqué du CVHU (16 avril 2008)
- "L'accès aux archives est un droit du citoyen", communiqué de la LDH (9 avril 2008)
- communiqué de l'Association des archivistes français sur le projet de loi (3 avril 2008)
- blog de l'association Une cité pour les archives, programme du colloque "Archives, identité et République" (27 juin 2007)
- "A quand une nouvelle loi sur les archives ?", texte de Sonia Combes sur le site du CVHU (Comité de vigilance face aux usages publiques de l'histoire) (août 2007)
   

- "Pourquoi je ne signerai pas l'adresse aux parlementaires sur la réforme des archives", par Hervé Joly (11 avril 2008)
- réponse de Gilles Morin, président de l'AUSPAN (13 avril 2008)
- informations diffusées par l'AHCESR (Association des historiens contemporanéistes de l'enseignement supérieur et de la recherche) :
appel de l'AUSPAN et analyse de Bruno Delmas, professeur d'archivistique contemporaine à l'Ecole des Chartes (29/04/08)


   
revue de blogs
sur le site de l'Association des archivistes français

revue de presse (2008)
 09 avril
"Le projet de loi sur les archives adopté au Sénat",
 l.s., Livreshebdo.fr.
11 "Des archives au service de l'identité nationale ?",
 Sylvain Bourmeau, pour Médiapart (accès abonnés).
14 "Une attaque contre la libre recherche en histoire",
 appel de l'AUSPAN paru sous la forme d'une tribune libre dans L'Humanité.
 16 "Archives : des historiens s'alarment", Le Figaro avec AFP.
17 "La nuit des archives",
 tribune de Vincent Duclert, Le Mondeici pour les abonnés.
"Des historiens dénoncent un projet de loi visant à limiter
 l'accès aux archives", Jean Birnbaum et Nathaniel Herzberg, Le Monde.
"Accès aux archives : les historiens en colère",
 dossier du jour, par Isabelle Souquet, France Info.
"Archives : Vichy et la guerre d'Algérie bientôt inaccessibles ?",
 Chloé Leprince, Rue89 (libre accès).
18 "Loi sur les archives : devoir de vigileance",
 Samuel Kuhn, Médiapart (le club, accès libre).
21 "le projet de loi sur les archives", l'invité d'Inter,
 "sept dix" :  Annette Wieviorka et Benjamin Stora
 (Nicolas Demorand, France Inter),  archivé sur Dailymotion.
"Les archives risquent de tomber aux oubliettes",
 Amédée Sonpipet, Backchich.info.
"Les historiens craignent pour l'accès aux archives", "20 heures",
 avec Gilles Morin et Bruno Galland. M. de Chevigny,
 TF1 (disponible 15 jours).
22 "Inquiétudes sur le projet de loi relatif aux archives",
 Hélène Fernandez, laviedesidées.fr (22/04/08).
25 "Les généalogistes défendent leur accès aux archives",
 Laurence de Charette, Le Figaro (25/04/08).
 27  "Les généalogistes sont en colère",
Raphaëlle Thomas, RTL (27/04/08).
28 "La querelle des archives", François Thomas, nonfiction.fr.
"La campagne Liberté d'Informer s'inquiète du projet de loi
 sur les archives", NouvelObs.com.
"Les historiens se battent pour l'accès aux archives", Denis Peiron, La Croix.
"le projet de loi sur les archives fait débat", Laurence Théault, RFI.
29 "France : la bataille des archives",
 Arte Info, avec Marie Chominot, Benjamin Stora et Martine de Boisdeffre.
 Richard Bonnet, Arte (disponible 24h).
"Les archives, entre transparence et protection de la vie privée",
 avec Jean-Jacques Hyest, Vincent Duclert, Christine Martinez, Hubert Tison,
 Me Jean-Claude Papon, "Du grain à moudre"
 de Julie Clarini et Brice Couturier, France Culture (disponible 1 mois).
"L'histoire au placard", Jean-Michel Petaux, Sud Ouest.
30 "L'Assemblée vote deux textes de loi relatifs aux archives",
 Lemonde.fr avec Reuters et AFP.
"Des archives archicontrôlées", David Fontaine, Le Canard Enchaîné.
"Des historiens dénoncent l'embargo imposé sur les archives",
 synthèse R.N. APS, Liberté-Algérie.
"Les archives privées pourront être consultées au bout de 50 ans",
 20minutes.fr, avec agence.
"Le projet de loi sur les archives adopté à l'Assemblée nationale",
 l.s., Livreshebdo.fr.
"Le gouvernement créé une catégorie d'archives 'incommunicables'",
 Clarisse Fabre, Le Monde (édition datée du 2 mai).
 1er mai "Archives - un accès bien gardé", Denis Demonpion, Le Point 
"Nouvelle loi sur les archives : les documents "guerre d'Algérie"
 bientôt innacessibles ?" , Le Matin (Algérie).
2 "Les députés réforment l'accès aux archives", Ouest France.
Benjamin Stora : "Le risque de voir Internet tout envahir",
 recueilli par  Bernard Le Solleu, Ouest France.
"L'Assemblée nationale adopte le projet de loi sur les archives", NouvelObs.com.
5 "L'accès aux archives sur la guerre d'Algérie reste sensible", Clea Caulcutt, France 24 (in english).
"Circulez, y'a rien à lire", Gilles Heuré, Télérama (copie sur le site de l'AAF).
6 "Les archives plus difficiles d'accès", Aurélie Bambuck,
"Esprit critique", France Inter (écouter en streaming).
8 "Deux poids, deux mesures", dossier coordonné par Michel Soudais,
 avec Mathilde Azerot, Pauline Graulle, Ingrid Merckx et Pierre Thiesset, Politis (accès réservé aux abonnés).
13 "Politiques et historiens s'affrontent autour des archives",
Anne-Sophie Lechevallier,  Paris Match.
1er juillet "Archives : pas de Marianne sans Clio !", tribune de Luc Forlivesi,
 directeur AD d'Indre-et-Loire, Le Monde.
''Adoption de deux textes relatifs aux archives", JDD.fr.
"Archives : projet voté par le Parlement", d'après AFP, Figaro.fr.
2 "L'accès aux archives menacé par la loi", B. B., 20minutes.fr.
"Archives publiques. Les délais de communication raccourcis", Le Télégramme.


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tableau récapitulatif des nouveaux délais de communication des archives publiques (d'après le bilan de Gilles Morin)
    
Nature des documents
délais dans la précédente loi

projet de loi initial
modification au Sénat
en 1ère lecture

 la nouvelle loi
Délibérations du Gouvernement et relations internationales
30 ans
25 ans
25 ans
25 ans
Sûreté nationale ou secret de la défense nationale
60 ans
50 ans
50 ans
50 ans
Vie privée
60 ans
50 ans
75 ans
50 ans
Actes des notaires
100 ans
50 ans
75 ans
75 ans
Archives des juridictions
100 ans
50 ans
75 ans
75 ans
Registres de naissance de l’état civil
100 ans
100 ans
75 ans
75 ans
Registres de mariage de l’état civil
100 ans
50 ans
75 ans
75 ans
Renseignements sur la vie privée collectés dans le cadre d’enquêtes statistiques
100 ans
50 ans
75 ans
75 ans
Questionnaires de recensement de la population
100 ans
50 ans
100 ans
75 ans
Documents concernant des personnes mineures ou des agressions sexuelles
pas de délai 
spécifique

pas de délai 
spécifique

100 ans
100 ans
Dossiers de personnels
120 ans
50 ans
75 ans
75 ans
Secret médical
150 ans
120 ans (ou 25 ans 
à compter du décès)

120 ans (ou 25 ans 
à compter du décès)

120 ans (ou 25 ans 
à compter du décès)

Autres documents
30 ans
communication immédiate
communication immédiate
communication immédiate
Documents relatifs à la sécurité des personnes et concernant la défense nationale
pas de délai spécifique
incommunicabilité absolue
incommunicabilité absolue
100 ans
Documents permettant la fabrication d’armes de destruction massive
pas de délai spécifique
incommunicabilité absolue
incommunicabilité absolue
incommunicabilité absolue
   

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"La loi sur les archives votée : un compromis lourd d'ambiguïtés et de menaces"
communiqué de l'AUSPAN sur le texte adopté en 2e lecture au Sénat le 15 mai (15 mai) (version PDF)

Le 15 mai au soir, le Sénat a adopté en deuxième lecture le texte de loi sur les archives, reprenant à l’identique l’essentiel du texte voté par l’Assemblée le 29 avril dernier. 
          Le compromis entre le projet du gouvernement initial et les modifications introduites par le Sénat en première lecture a été entériné. La loi nouvelle affirme le principe du droit d’accès immédiat aux archives publiques de tous les citoyens, et réduit dans l’ensemble les délais de communicabilités pour les archives réservées. Nous pourrions donc nous féliciter de cette adoption. Mais le texte introduit de manière pernicieuse une notion anti-démocratique – l’archive incommunicable – et une définition nouvelle, approximative et dangereuse de la vie privée. En résulte une loi déséquilibrée et imparfaite, éloignée à la fois des ambitions progressistes affichées et de la volonté d’aligner le traitement des archives publiques françaises sur celui en vigueur dans les grandes démocraties.

L’Association des Usagers du Service Public des Archives Nationales (AUSPAN), auditionnée à toutes les étapes de l’adoption de la loi, a interpellé les parlementaires et fait signer une « Adresse » dénonçant les points les plus inacceptables de la future loi. Cette campagne d’information a abouti à une mobilisation exceptionnelle : plus de 1 300 citoyens, chercheurs et usagers, français et étrangers, ont signé cette Adresse et la presse a largement relayé notre action.

La notion d'archives incommunicables, présente dès le projet de loi, concernait notamment la « sûreté des personnes ». Les discussions parlementaires nous ont appris qu’il s’agissait essentiellement de celle des agents secrets et indicateurs de police. Face aux réactions suscitées, l’Assemblée Nationale, en accord avec le gouvernement, a décidé le 29 avril que les dossiers en question ne seraient plus « incommunicables » mais soumis à un délai de cent ans. Le Sénat a validé cet amendement. L’AUSPAN prend acte de ces améliorations bien que ce délai reste excessif. Les chercheurs pourront quoi qu’il en soit continuer à travailler sur les services de renseignements. 
       Le champ des archives incommunicables se trouve ainsi réduit aux armes de destruction massives. La notion et le principe n’en demeurent pas moins inacceptables dans la mesure où l’accès aux archives publiques s’avère un droit des citoyens inaliénable, même si des considérations d’intérêts supérieurs peuvent le limiter dans le temps. Sous le prétexte de la sécurité nationale face à la menace terroriste, le législateur porte abusivement atteinte aux droits des citoyens, alors même que d’autres solutions étaient envisageables : à savoir l’introduction de longs délais de communicabilité révisables. Cette solution, proposée par les juristes du ministère de la Défense, a été ignorée par le législateur privilégiant l’effet d’annonce sécuritaire.
        Le texte permettra, par exemple, d’interdire l'accès aux documents relatifs aux essais nucléaires français dans le Sahara dans les années soixante. Est-ce à dire que les civils et militaires victimes de radiations, en Algérie ou dans le Pacifique, se verront interdire toute recherche permettant d’obtenir la réparation des maladies contractées ? Les historiens, épidémiologistes, environnementalistes, et autres se verront-ils fermer « pour l’éternité » comme l’a dit madame Albanel au Sénat le 15 mai, ce sujet de recherche ?

Les documents relatifs à la vie privée des personnes seront finalement accessibles à la suite d’un délai de cinquante ans et non soixante-quinze comme le voulaient les sénateurs. Le gouvernement est, sur ce point, parvenu à imposer ses volontés. Mais triomphe également une définition extensive de la vie privée qui, à terme, rendra plus difficile l’obtention, aujourd’hui très libérale, de dérogations.
           L’AUSPAN a plaidé – evain – pour que disparaisse du texte de la loi non pas la protection de  la vie privée, mais une nouvelle notion de la « vie privée » désormais étendue aux « appréciations » et aux « jugements de valeur ». On retrouve des échos de cette prise de position dans le rapport de la commission des Lois du Sénat :

« Elle (la commission) recommande toutefois aux services publics d'archives la plus grande souplesse d'interprétation quant aux notions d'atteinte à la réputation et à la vie privée. A titre d'exemple, il apparaît pour le moins étonnant que certains archivistes considèrent comme relevant de la vie privée des documents comportant l'adresse personnelle de fonctionnaires même lorsque ces adresses figurent dans des documents facilement accessibles (bottins administratifs, Who's Who...).
De même, votre commission insiste sur la nécessité de disjoindre ou d'occulter les documents confidentiels afin de ne pas appliquer le délai de consultation à l'ensemble d'un dossier d'archives dont les autres documents ne comporteraient aucun secret protégé par la loi. Il semble en effet que, faute de temps, les archivistes acceptent parfois difficilement les « communications par extraits ».

Un rapport ou un exposé des motifs n’a pas force de loi. De plus, dans le même temps, le rapporteur précise l’interprétation de la nouvelle notion de « vie privée » qui inclut désormais « l'honneur des personnes ». La qualification est habile. Elle permet d'évincer ce que les mots « appréciation » ou « jugement de valeur » – conservés par ailleurs – avaient de trop moralisateur au profit d'un terme apparemment plus neutre « l'honneur ». Cette conception extensive de la vie privée permettra à l'administration d’assurer la protection de « l'honneur » des personnes ayant accompli... des actes « déshonorants ». 
        Or, « l’honneur des personnes » relève non de la loi d’archives, mais du code pénal qui sanctionne la diffamation et la diffamation calomnieuse dont un individu peut faire l’objet. Pourquoi le législateur réintroduit-il la question de l’honneur des personnes dans le cadre de la loi d’archives ? Parce qu’il se donne, en réalité, pour mission de protéger non pas l’honneur, mais l’honorabilité des individus et des dirigeants, la « bonne réputation » d’hommes et de femmes… qui ont pu se déshonorer dans le cadre de leur activité publique, et par rapport à la tradition républicaine. Le rapporteur du Sénat peut, dès lors, déplorer que « certains archivistes considèrent comme relevant de la vie privée des documents comportant l'adresse personnelle des fonctionnaires » : l’atteinte à la vie privée et à l’honneur des personnes introduite par la nouvelle loi risque tout simplement d’amplifier cette tendance.

D’autre part, pour l’accès aux archives notariales, aux documents statistiques officiels, aux enquêtes de police judiciaires et aux dossiers personnels des fonctionnaires, le délai moyen de communicabilité de soixante quinze ans a finalement triomphé. Et cela, alors que le projet gouvernemental initial généralisait un délai moyen de cinquante ans. Le Sénat qui, sous la pression des notaires, a proposé cet allongement, reporte d’une génération la libre consultation de ces archives et fait adopter à la France l’une des lois d’archives les plus restrictives d’Europe sur ces questions.
         Est-il normal de ne pas pouvoir consulter librement les dossiers de justice concernant l’association d’extrême-droite, La Cagoule, au temps du Front populaire ? De ne pas voir accès aux minutes notariales concernant la spoliation des Juifs et l'aryanisation des biens sous Vichy (documents qui ayant dépassé les cinquante ans seraient devenus librement accessibles dès la promulgation du texte si le délai proposé par le gouvernement avait été respecté par les parlementaires de la majorité, et qui ne s’ouvriront qu’en 2019) ? Peut-on raisonnablement défendre le refus d’accès aux enquêtes de police ou judiciaires concernant le 8 mai 1945 en Algérie ?

Enfin, le Parlement a voté un amendement qui autorise le gouvernement à « harmoniser » par ordonnance le code du patrimoine de 1978 et la loi actuelle « qui se superposent mal » selon le rapporteur du Sénat Sous couvert des difficultés techniques à régler, l’administration pourra donc revenir complètement sur le texte voté. L’opposition, par la voix de Mme Josiane Mathon-Poinat et celle de Jean-Pierre Sueur a eu raison de noter que cela revient à nier le travail parlementaire conduit depuis plusieurs mois et que « l’ordonnance pourra porter sur des questions liées à la communicabilité, ce qui est loin d’être purement technique », mais bien l’essentiel pour les usagers. Rappelons que la loi de 1979 était d’esprit libéral et que ce sont les décrets d’application qui se sont révélés particulièrement restrictifs. Il y a donc là un nouveau danger potentiel.

Amendé par l’Assemblée Nationale le 29 avril 2008, adopté par le Sénat le 15 mai dans les mêmes termes, la loi demeure très en deçà des espérances des milieux universitaires, mais aussi de celles des usagers et des chercheurs étrangers. Elle pose de graves problèmes et est aussi lourde de menaces futures. Par exemple, un ancien collaborateur du régime de Vichy, un tortionnaire durant les guerres coloniales, ou son ayant droit, pourra, en excipant des « jugements de valeur » ou des « appréciations » rendues publiques, saisir la justice et obtenir raison puisque le législateur exige le respect de l’honorabilité des personnes. Et cela alors que les mémoires des acteurs politiques fourmillent de longue date d’appréciations sur leurs contemporains, telles les Mémoires du général de Gaulle, du capitaine Guy ou de Michel Debré. Dans le cadre de la nouvelle loi, la publication du Journal de Vincent Auriol, document capital pour l’histoire de la IVe République, serait inenvisageable. Doit-on voir là un progrès ? 
           La nouvelle loi d'archives handicapera l’écriture de l’histoire contemporaine. Et puisque, malgré la force de notre mobilisation, nous ne sommes pas parvenus à modifier dans un sens réellement, et non faussement, libéral le texte de la loi, il reste à surveiller la jurisprudence que ce texte obscur et mal rédigé ne manquera pas de susciter. L’AUSPAN s’associera à tous les recours contestant des refus de dérogations fondés sur la notion extensive de la vie privée. Elle rendra publique toutes les dérives qui pourraient se produire. Elle exigera des études d’impact et des bilans réguliers de la part des autorités.

La démocratie française n'a rien à gagner à cette culture du secret d’État pensé sur le mode du secret de famille qu’incarne la nouvelle loi sur les archives. 
        Ce n’est pas en interdisant aux citoyens de connaître, comprendre, débattre voire contester ce qui a été fait en leur nom que l’on améliorera les rapports entre les gouvernants et les gouvernés, et que l’on contribuera à un exercice responsable des fonctions publiques sans lequel il n’y a pas de démocratie qui vaille, parce qu’il n’est pas de confiance possible.

 

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communiqué de l'AUSPAN sur le texte adopté le 29 avril (30 avril)
   
L’Assemblée nationale a adopté le 29 avril en l’amendant sérieusement, le projet de loi voté par le Sénat le 8 janvier dernier sur les Archives. Dès le lendemain, le Sénat a entrepris de nouvelles auditions, auxquelles l’AUSPAN a participé, en vue d’une nouvelle délibération fixée au 15 mai prochain.
Le texte voté par l’Assemblée a rejeté une partie des amendements les plus discutables du Sénat et limité le champ des archives incommunicables, revenant partiellement donc à un texte proche du projet déposé par le gouvernement. L’Assemblée a tenu compte de la mobilisation des usagers et historiens, explicitement mentionnée à plusieurs reprises. Le texte voté par les députés est un texte de compromis, qui améliore la loi de 1979 sur divers points, mais décevra ceux qui attendaient une réelle libéralisation de la loi d’archives.
Les véritables avancées du texte adopté par l’Assemblée sont les suivantes : l’ouverture immédiate d’une masse de documents administratifs courants accessibles auparavant dans un délai de trente ans, la réduction de la plupart des délais des documents soumis à restriction qui nous rapproche (timidement) des pratiques des grandes démocraties occidentales, la limitation de la catégorie des archives incommunicables, la réaffirmation que les dérogations doivent être instruites dans un délai « raisonnable » de deux mois et la prise en compte des archives des communautés de communes dont l’importance s’est accrue avec la décentralisation (voir les amendements au texte du Sénat à l’adresse suivante : http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0135.asp).

Demeurent dans ce texte des éléments inacceptables ou potentiellement dangereux. Il faut supprimer les premiers et éclaircir les seconds.
La catégorie d’archives incommunicables est avalisée, même si elle se limite désormais aux armes de destruction massives, bactériologiques, etc. Sur ce point, alors que la loi actuelle permet déjà de protéger à long terme ces papiers, la majorité de l’Assemblée n’a pas voulu accepter les amendements de l’opposition, reprenant une proposition venant de milieux militaires, l’établissement de délais longs et révisables (cent ans, éventuellement renouvelable par une commission spécialisée).
Le texte adopté conserve une série d’imprécisions rédactionnelles sources de futurs conflits juridiques. Le terme « d’excessif » est ainsi maintenu pour les demandes de dérogation : « L’autorisation de consultation (…) peut être accordée aux personnes qui en font la demande dans la mesure où l’intérêt qui s’attache  à la consultation de ces documents ne conduit pas à porter une atteinte excessive aux intérêts que la loi a entendu protéger ». De même les députés ont refusé de transformer le mot « peut être » de cet alinéa en « est », refusant du même coup de faire des dérogations un droit soumis à condition certes, mais effectif. Les dérogations restent ainsi des libéralités de l’administration. Surtout, la codification de la protection de la vie privée est définie en termes nouveaux et problématiques. Le délai de cinquante ans, qui peut encore être remis en cause par le Sénat, s’appliquera « pour les documents dont la communication porte  atteinte à la protection de la vie privée, rend publique une appréciation ou un jugement de valeur sur une personne physique nommément désignée ou facilement identifiable ou fait apparaître le comportement d’une personne dans des conditions susceptibles de lui porter préjudice ».
Le débat révèle enfin un autre problème potentiel. Le recours aux services de société d’archivages privées a été légalisé et pourra être étendu. Il était clair, d’après la discussion parlementaire, que la communication d’archives publiques intermédiaires pourra être faite par ces sociétés privées. Cette décision menace plus encore, en ces temps de restrictions budgétaires, l’avenir du service public. Elle risque d’aggraver leur balkanisation.
Le texte  adopté par l’Assemblée – plus libéral que celui voté par le Sénat – reste néanmoins en retrait par rapport à celui déposé par le gouvernement. Les délais d’accès aux archives notariales, aux actes de mariages, aux documents statistiques de l’INSEE et aux documents judiciaires seraient de soixante quinze ans, et non de cinquante ans comme proposé par le texte initial. Concernant les délais de communicabilité, déjà très longs par rapport à ceux en vigueur dans les autres démocraties occidentales, l’AUSPAN demande le retour au texte du gouvernement. De plus, la catégorie d’archives incommunicables doit disparaître de la loi et une définition restrictive de la vie privée doit faire l’objet d’une rédaction qui lève toutes les ambiguïtés restantes. Nous nous associons, par ailleurs, à la critique de l’Association des archivistes français qui déplore l’absence d’étude d’impact de la nouvelle loi, étude à laquelle il conviendrait d’ajouter selon nous un bilan de l’ancienne, et ce depuis le rapport Braibant de 1998.
L’AUSPAN appelle les usagers et les chercheurs à rester mobilisés. Il faut préserver, lors du vote en deuxième lecture du Sénat, les avancées proposées par l’Assemblée ce 29 avril et les élargir. Il convient aussi de convaincre les parlementaires qu’une véritable libéralisation de l’accès aux archives publiques passe par des délais plus courts de communicabilité (donc la généralisation d’un délai moyen de cinquante ans) et une définition restrictive de la vie privée, deux points qui aujourd’hui ne sont pas acquis.
   

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Adresse à Mesdames et Messieurs les députés et sénateurs
Un projet de loi d’archives voté en première lecture par le Sénat le 8 janvier 2008 va être soumis au vote de l’Assemblée Nationale le 29 avril 2008. 

Ce projet de loi contient des dispositions qui portent gravement atteinte à la liberté d’écriture et à la recherche historique. Il restreint de façon arbitraire le droit d’accès des citoyens aux archives publiques contemporaines (depuis 1933).

Nous attirons plus particulièrement l’attention des Mesdames et Messieurs les députés et sénateurs sur les points suivants :
1
L’article L 213-2-II crée une nouvelle catégorie d’archives, les archives incommunicables. Certaines archives pourront ne jamais être communiquées au nom de la sécurité nationale ou de la « sécurité des personnes ». D’une part, le législateur est en contradiction manifeste avec ses propres intentions : il déclare à l’art. L 213-1 que les archives publiques sont « communicables de plein droit » pour créer, à l’article suivant, la catégorie archives incommunicables. D’autre part cet article n’a aucune raison d’être : les informations concernant les armes de destruction massives sont couvertes par l’art. 213-2-I-3° et les informations de nature à compromettre la sécurité des personnes sont visées par l’art. 213-2-I-4°. Enfin cet article est contraire aux recommandations du Conseil de l’Europe précisant que « toute restriction doit être limitée dans le temps » (point 2.1.5. de la Recommandation n° R 2013).
- Nous demandons la suppression de l’article L 213-2-II.
2
Au nom d’une conception inédite « de la protection de la vie privée des personnes » le projet de loi justifie l’allongement du délai d’ouverture des archives publiques. Ainsi un carton contenant un seul document rendant public une « appréciation ou un jugement de valeur » ne pourra être consultable qu’à l’expiration d’un délai de soixante-quinze ans (art. L 213-2-I-4°). Cette expression particulièrement floue autorisera la fermeture d’archives publiques, tels les rapports de préfet. Qui décidera, et sur quels critères, de leur communicabilité ? Par ailleurs, substituer au délai de soixante ans actuellement en vigueur, un délai de soixante-quinze ans compromet les études historiques sur les années trente, et sur le régime de Vichy puisque cela revient à soumettre au privilège d’une dérogation l’étude de documents aujourd’hui librement accessibles.
- Nous demandons la suppression des expressions « appréciations et jugements de valeur » et le retour au délai de soixante ans prévu par la loi du 3 janvier 1979, art. 7-5 protégeant « les documents qui contiennent des informations mettant en cause la vie privée ».
- De plus il serait nécessaire que la possibilité d’obtention d’une dérogation (art. L. 213-3) soit explicitement mentionnée au nouvel art. 25-II.
- Enfin, les délais de réponse n’étant pas fixés, certaines dérogations se font attendre au-delà d’un temps raisonnable. Nous demandons que les réponses parviennent aux demandeurs dans le délai légal de deux mois.
3
L’article L 213-3-I instaure un nouveau régime de dérogation pour la consultation des documents avant l’expiration des délais légaux d’ouverture. Le chercheur devra désormais justifier que ses travaux ne portent pas une « atteinte excessive aux intérêts que la loi a entendu protéger ». Comment définira-t-on « l’atteinte excessive aux intérêts de la loi » ? Le régime déjà extrêmement restrictif de la dérogation se trouve de la sorte encore réduit, au point de laisser craindre sa disparition pure et simple.
- Nous demandons le retour au régime de la dérogation prévu par l’art. 8 de la loi du 3 janvier 1979 : « Cette consultation n’est assortie d’aucune restriction, sauf disposition expresse de la décision administrative portant autorisation ».
4
Enfin, le système des protocoles, déjà en vigueur pour les Chefs d’État et dont on a constaté les dérives dans certains cas est étendu aux papiers des ministres (Art. L 213-4). Il offre à ces derniers, jusqu’à leur décès, la possibilité de traiter les archives publiques produites par eux et par leurs collaborateurs comme des archives privées jusqu’au décès des ministres.
- Nous demandons que les protocoles soient soumis à un délai maximal de cinquante ans.
Renouant avec la culture du secret – le mot est employé quatorze fois dans le texte – ce projet de loi, va à l’encontre des recommandations du Conseil de l’Europe et des pratiques et législations en vigueur dans les grandes démocraties occidentales.
Les dispositions extrêmement restrictives de ce nouveau texte sont empreintes de méfiance et sont inspirées par une vue largement fictive de ce qu'est la pratique de l'archive. Ce dont les archives françaises ont besoin en France n’est pas d’un retour déguisé au secret d’état, mais sur le modèle des législations étrangères, d’une plus large ouverture. Peut-on raisonnablement penser que la démocratie française en sortirait affaiblie ?
 

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signer l'adresse aux sénateurs et députés
   
Pour signer l'adresse aux sénateurs et députés, merci de bien vouloir envoyer votre nom, en précisant vos qualités (doctorant, chercheur, usager, généalogiste...) et, si nécessaire, votre institution de rattachement à l'adresse suivante :
auspan2008[arobase]gmail[point]com

 

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les 1323 premiers signataires

ABENSUR-HAZAN Laurence (Généalogiste) ; ABERDAM Serge (Historien, INRA) ; ABRAMOVICI Jean-Christophe (Littérature du XVIIIe siècle Université de Valenciennes) ; ABRAMOVICI Pierre (Journaliste-Documentariste TV, École de Journalisme de Sciences-po Paris) ; ABRAMSON, Pierre-Luc, (études hispaniques, université de Perpignan) ; ADLER Karen (Historienne, université de Nottingham G-B) ; AEBISCHER, Sylvie, (doctorante, université de Lyon II) ; AGLAN, Alya, (historienne, université de Paris X) ; AGOSTI, Aldo, (historien, (université de Turin) ; ALARY Éric (Historien, Centre d'Histoire, Scinces Po) ; ALBARET, Laurent, (doctorant, EHESS) ; ALBERT, Marie-Claude, (doctorante, université de Paris I) ; ALBERTI Jean-Louis (professeur usager, 65) ; ALBERTINI, Pierre, (enseignant) ; ALDRIDGE Eve-Marie (Présidente Association IOLC Interface Occitanie, Langues et Cultures, 19160 Neuvic d'Ussel) ; ALECIAN Evelyne (Chercheur, Collège Militaire Royal du Canada) ; AMALVI, Christian, (historien, université de Montpellier III) ; AMBROISE-RENDU, Anne-Claude, (historienne, université de Paris X) ; AMERICI Laurence (Historienne, Université d'Aix-Marseille) ; AMIRI, Linda, (doctorante, Sciences Po Paris) ; ANCEL, Virginie, (Généalogiste) ; ANDRÉ Rainier (Informaticien) ; ANDREUX Jean-Émile (Chercheur, Fondation pour la Mémoire de la Shoah) ; ANGERS Denise (Historienne, Université de Montréal) ; ANNEN Sébastien (Étudiant, ENS-LSH) ; ARAGON François (Enseignant) ; ARNAUD Sabine (Enseignante Texas University) ; ARNAUD, Gaetan, (Etudiant, université de Bourgogne) ; ARNAUD-DUC Nicole (Chercheuse, CNRS) ; ARNAULT, Paul, (Citoyen) ; ARTIÈRES, Philippe, (historien, CNRS) ; ASSEKOUR, Hélène, (Etudiante) ; ASSÉO, Henriette, (historienne, EHESS) ; ASSO, Françoise, (Lettres, université Charles de Lille III) ; ATGER Paul-Marie (Doctorant, Université d'Aix-Marseille) ; ATTAL, Frédéric, (historien, ENS-Cachan) ; AUBRÉE Christian (Doctorant, Université de Paris IV) ; AUBRESPY Suzanne (Doctorante, Université de Toulouse-Le-Mirail) ; AUBRUN Annie (Citoyenne) ; AUCOUTURIER Étienne (Doctorant, Université de Paris I) ; AUREY Xavier (Doctorant, Université de Paris II) ; AUSLANDER Leora (Historienne, university of Chicago) ; AVON Dominique (Historien, Université du Maine) ; AVRAM Audray (Journaliste) ; AYNIÉ, Marie, (doctorante, université de Toulouse II Le Mirail) ; AZÉMA, Jean-Pierre, (historien, Sciences Po Paris)

BACKOUCHE, Isabelle, (historienne, EHESS) ; BADER, Rael, (chercheur, EHESS) ; BADET, Josette, (chercheuse, INSERM) ; BADIER, Walter, (Doctorant, Université d’Orléans) ; BAHDE Grégory (Bibilothécaire) ; BAILLARD, Michaël, (Citoyen) ; BAILLEUX, Julie, (doctorante, université de Paris I) ; BAKHTADZÉ, Eléonore, (documentaliste/journaliste AFP) ; BALDIN, Damien, (Doctorant, EHESS) ; BALENT, André, (doctorant, université de Perpignan) ; BAPTISTE Martin (Étudiant, Université de Lyon II) ; BARAZZUTTI, Roberto, (Chercheur) ; BARBANSON Luc (Enseignant-Chercheur, Université d'Orléans) ; BARBEZIEUX Laurent (Étudiant, HEC) ; BARD, Christine, (historienne, université d'Angers) ; BARDE Karine (Archiviste) ; BARGAIN Alban (doctorant, York university, Canada) ; BARON Geneviève (Usager) ; BAROT, Sylvie, (Archiviste) ; BARRAULT Eric (doctorant , Paris I / IHRF) ; BARROS de, Françoise, (sociologue, université de Paris VIII) ; BARROWS Leland C. (historien, Denmark South Carolina USA) ; BARTHÉLÉMY, Pascale, (historienne, ENS-Lyon) ; BARTOLETTI Julien (Etudiant) ; BARUCH, Marc-Olivier, (historien, EHESS) ; BAUDOUIN, Gilles, (Citoyen-usager) ; BAUMGARTNER Gilbert (Citoyen) ; BAYNAC Jacqueline (Historienne) ; BEAUDEAN Claire (Usager); BENCHARIF Léla (géographe, université de Saint-Etienne) ; BECHTEL, Delphine, (historienne, université de Paris IV) ; BEERS, Marloes, (doctorante, université de Cergy-Pontoise) ; BEGHIN Vincent (Usager) ; BEGUIN, Katia, (Historienne, Université de Paris I) ; BELIARD, Jérôme, (usager) ; BELLIER, Irène, (anthropologue, EHESS) ; BELMONT, Nicole, (enseignante-chercheuse, EHESS) ; BELOT, Céline, (Politiste, CNRS) ; BEN-AMOS Avner (Historian of Late Modern France, Tel-Aviv university) ; BENNAÎ Sakina (Étudiante) ; BENOIT, Jean-Pierre, (Lettres, Université de Nantes) ; BERENSON, Edward, (Director of Institute of French Studies New-York) ; BERGERE Marc (Historien, Université de Rennes II) ; BERGERON, Andrée, (Enseignante-chercheuse, Université Paris Descartes) ; BERIET grégory (Doctorant, Université de la Rochelle) ; BERIOU Nathalie (Enseignante) ; BERLIÈRE, Jean-Marc, (historien, université de Bourgogne) ; BERLIVET, Luc, (Chercheur, CNRS) ; BERLY, Cécile, (Doctorante, Université de Paris I) ; BERNARD, Claude, (Usager) ; BERNARDI, Bruno, (philosophe, professeur en classe préparatoire, Collège International de philosophie) ; BERNUCHON Guy (Citoyen) ; BERTILOTTI, Paola, (doctorante, Sciences Po Paris) ; BERTRAND Nicolas (doctorant, université de Paris IV) ; BERTRAND Romain, (Politiste, CERI) ; BESNARD, Tiphaine, (étudiante , université de Paris I) ; BESSE, Jean-Pierre, (historien) ; BESSE, Laurent, (enseignant-chercheur, IUFM) ; BESSEL, Richard, (historien, université d'York RU) ; BEZIAS Jean-Rémy (historien, chargé de cours à l'université de Nice) ; BIETON-RUGET, Annie, (historienne, université de Bourgogne) ; BIGOURDAN Sarah (Étudiante) ; BIMIER Christelle (Éducatrice) ; BINET Laurent (Enseignant, Université de Paris III) ; BINOCHE, Bertrand, (Philosophe, Université de Paris I) ; BIRNBAUM Pierre (historien université Paris 1) ; BITON, Marlène, (chercheur, CNRS) ; BITTON Michèle (Usager) ; BLACHON, Jérôme, (Responsable de srevice, Archives départementales Val d’Oise) ; BLANC-CHALÉARD, Marie-Claude, (enseignante-chercheuse, université de Paris I) ; BLANCHARD, Emmanuel, (enseignant) ; BLAUSTEIN-NIDDAM, Amélie, (doctorante, université de Montpellier III) ; BLONDAN Michel (juriste, Dijon) ; BLUM, Alain, (chercheur, CNRS) ; BLUM, Françoise, (historienne, CNRS) ; BOCQUET, Jérôme, (historien, université d'Orléans) ; BOELDIEU, Gérard, (enseignant) ; BOGAERTS Nicolas (Journaliste et Historien) ; BOIDIN, Capucine, (anthropologue, Paris III) ; BOISSEL, Isabelle, (enseignante) ; BOITTIN, Jennifer, (historienne, The Pennsylvania State university) ; BONAVENTURE Bertrand (Doctorant, Université Marc Bloch) ; BONIFACE, Xavier, (historien, université du Littoral Côte d'Opale) ; BONINCHI, Marc, (historien du droit, université Jean Moulin Lyon III) ; BONNAFOUX Patrice (Doctorant, Université de Paris I) ; BONNAMANT, Michel, (Citoyen) ; BONNEMAISON, Frédéric, (Enseignant, Université de Bourgogne) ; BONNIN, Jean-Claude, (Citoyen) ; BOROT, Luc, (Civilisation britannique, université de Montpellier III) ; BOROWICE, Yves, (enseignant) ; BORRELL, Alexandre, (doctorant, université d'Orléans) ; BOSC Yannick (Historien, Université de Rouen) ; BOSCHER Jean (Usager) ; BOSWELL LAIR (Historien, University of Wisconsin-Madison Etats-Unis) ; BOUAOUINA, Nora, (doctorante, EHESS) ; BOUCHÉE Damien (Étudiant, université de Versailles-Saint-Quentin-En-Yvelines); BOUCHET Thomas (historien, université de Bourgogne) ; BOUCIF Kader (Citoyen) ; BOUCQ Sébastien (Ingénieur, Université scientifique Lille 1) ; BOUJU, Marie-Cécile, (Archiviste) ; BOULIGAUD, Françoise, (Enseignante) ; BOUQUET, Dorothée, (Doctorante, Purdue University, USA) ; BOURDIN Philippe (Historien, Université de Clermont-Ferrand II) ; BOURDIN, Gérard, (usager) ; BOURETZ Pierre (Philosophe EHESS) ; BOURQUIN, Laurent, (historien, université du Maine) ; BOUTIN Jean-Louis (Généalogiste) ; BOUVIER Agnès (Citoyenne) ; BOUVIER, Clément, (Chercheur) ; BOUYSSY, Maïté, (historienne, université de Paris I) ; BOUZERAND, Jacques, (Journaliste) ; BOUZY Christian (université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, Président du Jury du CAPES d'espagnol) ; BOYER, Michel, (historien, IEP de Lyon) ; BRACHET CHAMPSAUR, Florence, (doctorante, EHESS) ; BRAILLY, Vincent, (Etudiant, Université Marc Bloch) ; BRANCHE, Raphaëlle, (historienne, université de Paris I) ; BRANDEWINDER Marie (Doctorante, Université de Paris II) ; BRAUD Florence (enseignante) ; BRAYARD, Florent, (historien , CNRS) ; BRAZZODURO, Andrea, (Doctorant, Roma « La Sapienza », université de Paris X) ; BROCH Ludivine (Doctorante, Oxford university) ; BRODER, Albert, (Historien, Université de Paris XII) ; BRODIEZ, Axelle, (chercheuse, CNRS) ; BRODZIAK Sylvie (Enseignante-Chercheuse, Université de Cergys-Pontoise) ; BROLLES, Gérard, (usager) ; BROMBERGER, Christian, (Ethnologue, Université de Provence) ; BROSSARD Michel,  (IRD, Montpellier) ; BROUILLET, Pascal, (enseignant, chercheur) ; BROUTIN, Christian, (Directeur honoraire de la Banque de France, Généalogiste) ; BROVELLI Ivan (Doctorant, EPHE) ; BROWN, Howard G., (historien, Binghamton university State university of New York) ; BRULÉ, Pierre, (Historien, Université de Rennes II) ; BRUNEL, Françoise, (historienne, université de Paris I) ; BRUNET, François, (Historien, Université de Paris VII) ; BRUNIER-ZSIGRAY Philippe (Usager) ; BRUNO Isabelle (Enseignante Université de Lille II) ; BRUTTMANN, Tal, (doctorant, EHESS) ; BUCCAFURRI Corinne (Usager) Paris) ; BUCHEIT Chip (historienne, Strasbourg) ; BULLOCK Barbara E. (Linguististe, Penn State university, US) ; BUQUET Benoît (Doctorant, Université de Paris X) ; BURDY, Jean-Paul, (Historien, IEP de Grenoble) ; BURGI, Noëlle, (Politiste, CNRS) ; BURGOS Jean-François (Élu) ; BURGOS, Martine , (historienne, EHESS) ; BUSCOT, Gilles, (Germaniste, Université Marc Bloch) ; BUSTANY-LECA, Catherine, (historienne, université de Caen) ; BUTON, François, (Politiste, CNRS) ; BÜTTNER, Olivier, (Ingénieur de Recherche, CNRS) ; BYRNES Joseph F. (Historien, Oklahoma University) ; BYRNES Melissa K (Doctorante en histoire, Georgetown university)

CADENEL, Annie (usagère) ; CADIER-REY, Gabrielle, (Historienne, Université de Paris IV) ; CAGE Claire (doctorante, Johns Hopkins university) ; CAINAUD Marie-Hélène (Archiviste, Ville de Cannes) ; CALES Stéphane (Réalisateur) ; CAMILLERI, Sylvain, (doctorant, Montpellier III) ; CAMPBELL KARLSGODT, Elizabeth, (Historienne, University of Denver) ; CAMPION, Jonas, (doctorant, université de Paris IV) ; CANDAR, Gilles, (enseignant-chercheur) ; CANNON Shureka (enseignante, university Park Pennsylvania USA) ; CAPDEVILA, Luc, (historien , université de Rennes II) ; CARASTRO Marcello (Historien, EHESS) ; CARDON  HAMET Claudine (Historienne, FMD) ; CARDONI, Fabien, (Historien, CNRS) ; CARLYLE Margaret (Chercheuse, universite McGill Montreal-Canada) ; CARLYLE Margaret (Doctorante, Université Mac Gill Montreal) ; CARNEY, Sébastien, (Enseignant) ; CARON, Vicky, (historienne, Cornell university) ; CARON-LEULLIEZ Marianne (Historienne, Université de Montpellier III) ; CARRÉ de MALBERG, Nathalie, (historienne, université de Paris X) ; CARRIER Jean-Claude (chercheur et administrateur chargé de la commission "Archives et publications" de l'Association des familles de Compagnon de la Libération) ; CARROT Pierre-Yves (Usager) ; CARTRON Cyrille (Bibliothécaire) ; CARU, Vanessa, (doctorante) ; CASENAVE Joana (Étudiante, École nationale des Chartes) ; CASTAGNEZ, Noëlline, (historienne, université d'Orléans) ; CASTAING, Gaby, (doctorante, université de Dijon) ; CASTELLS René (Professeur, universit